
Amsterdam, le 12 mai 2009
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Les résultats du premier trimestre 2009 d’EADS (symbole boursier : EAD) attestent de la poursuite de la solide performance opérationnelle du Groupe. La solidité du carnet de commandes permet une gestion active des livraisons pour les maintenir au niveau prévu malgré le ralentissement de l’activité commerciale que montre la baisse des prises de commandes. Le premier trimestre 2009 n’a pas bénéficié comme le premier trimestre 2008 d’un impact saisonnier favorable. De plus, il a été pénalisé par le recul des livraisons trimestrielles par rapport au T1 2008. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 8,5 milliards d’euros et l’EBIT* avant exceptionnels à 0,4 milliard d’euros. L’EBIT* du premier trimestre a été essentiellement pénalisé par des effets de change et une charge comptable liée au programme A400M. La position de trésorerie nette demeure solide, à 8,7 milliards d’euros, et offre au Groupe une base stable pour les années à venir. EADS se trouve en bonne position pour faire face à la crise, malgré une visibilité limitée sur la fin de l’année et au-delà.
Louis Gallois, Président exécutif d’EADS, a déclaré : « Malgré les difficultés économiques, EADS demeure robuste. Nous continuons à gérer de manière proactive notre carnet de commandes et nos livraisons et nous améliorons notre efficacité. Le programme A400M reste l’une de nos préoccupations majeures et nous devons trouver des solutions communes portant sur le cadre technique et commercial du contrat afin de partager les risques de manière équilibrée avec nos clients. Malgré les difficultés actuelles, nous restons déterminés à investir pour le long-terme. Nos efforts d’intégration, nous permettent de dégager des synergies tangibles, au-delà des simples réductions de coûts. Nos compétences nous offrent une position exceptionnelle pour répondre aux besoins de nos clients. »
EADS a réorganisé la structure de ses Divisions. L’ancienne division Avions de Transport Militaire est désormais entièrement intégrée dans Airbus pour devenir Airbus Military, le pôle d’activité militaire d’Airbus. Cette mesure permettra de renforcer la gestion des programmes et d’améliorer la répartition des ressources. Cette nouvelle organisation est en vigueur à partir de 2009.
Le chiffre d’affaires du Groupe s’est élevé à 8,5 milliards d’euros (T1 2008 : 9,9 milliards d’euros), reflétant la diminution des livraisons chez Airbus (116 appareils contre 123 au T1 2008), la non répétition d’un impact saisonnier favorable dont a bénéficié le premier trimestre 2008, les effets de change négatifs et une reconnaissance plus faible de chiffre d’affaires au titre du programme A400M. Le chiffre d’affaires d’Astrium (en progression de 20 %) et d’Eurocopter (en hausse de 4 %) s’est toutefois amélioré.
L’EBIT* d’EADS du premier trimestre 2009 s’est élevé à 232 millions d’euros, contre 769 millions d’euros l’année précédente. Ce repli est principalement dû aux effets de change négatifs et à une charge comptable liée à l’A400M. Avant ces éléments exceptionnels, l’EBIT* d’EADS s’est contracté, à 0,4 milliard d’euros (T1 2008 : 0,7 milliard d’euros), principalement sous l’effet de la dégradation des prix des avions livrés chez Airbus, d’une baisse des volumes et d’un mix produits défavorable.
EADS a réalisé un résultat net de 170 millions d’euros (T1 2008 : 285 millions d’euros), soit un bénéfice par action de 0,21 euro (T1 2008 : 0,35 euro). Les dépenses de R&D autofinancées ont légèrement progressé, à 562 millions d’euros (T1 2008 : 534 millions d’euros). Ce chiffre reflète la poursuite des programmes de développement chez Airbus et Eurocopter.
Le flux de trésorerie disponible avant financement client s’établit à - 600 millions d’euros (T1 2008 : 1 022 millions d’euros). À la même période de l’exercice précédent, le flux de trésorerie disponible avait bénéficié d’un effet saisonnier particulièrement favorable. La variation ainsi constatée au premier trimestre 2009 traduit d’une part la diminution du flux de trésorerie brute issue des opérations conséquence de la baisse des résultats sur le trimestre et d’autre part la détérioration du fonds de roulement. Cette dégradation s’explique par une augmentation des stocks chez Airbus en raison du décalage entre les cadences actuelles de production et un rythme de livraisons au premier trimestre inférieur aux prévisions pour l’ensemble de l’année. Malgré l’actuel environnement commercial défavorable, EADS n’a pas eu réellement besoin de soutenir ses clients au premier trimestre sur une base nette. Par conséquent, le flux de trésorerie disponible, financements clients compris, s’élève à - 585 millions d’euros (T1 2008 : 1 079 millions d’euros). La position de trésorerie nette du Groupe est restée élevée, à 8,7 milliards d’euros (fin 2008 : 9,2 milliards d’euros), procurant à EADS une solide base de liquidités dans une période d’incertitudes économiques.
En raison du caractère saisonnier des activités de défense et institutionnelles d’EADS, le chiffre d’affaires, les bénéfices et la génération de trésorerie ont tendance à être concentrés sur la fin de l’exercice.
Les prises de commandes se sont élevées à 9,3 milliards d’euros (T1 2008 : 39,3 milliards d’euros), reflétant clairement la baisse des commandes des appareils civils chez Airbus et Eurocopter, avec toutefois l’enregistrement au premier trimestre 2009 de la commande de 35 lanceurs Ariane 5 d’une valeur supérieure à 4 milliards d’euros et de la commande par la France de 22 hélicoptères NH90. Fin mars 2009, le carnet de commandes d’EADS se maintenait à un niveau record, à 412,6 milliards d’euros (fin 2008 : 400,2 milliards d’euros), bénéficiant d’un effet favorable de 13 milliards d’euros lié à la variation du taux de change du dollar américain. Les commandes d’avions commerciaux sont présentées sur la base des prix catalogue. Compte tenu des prises de commandes soutenues des activités de défense, le carnet de commandes Défense est resté stable, à 54,9 milliards d’euros (fin 2008 : 54,9 milliards d’euros).
EADS avait un effectif de 117 198 salariés à fin mars 2009 (fin 2008 : 118 349).
A propos du programme A400M, le premier appareil progresse vers le premier vol ; l’avion est actuellement en phase d’essais systèmes. Le deuxième appareil a été assemblé et il est sur le point de passer à la phase d’essais de ses systèmes. Concernant les moteurs, les essais se poursuivent de manière satisfaisante sur le banc d’essai volant, avec huit vols réalisés à ce jour, pour un total de plus de 21 heures de vol. Des essais statiques ont été réalisés sur le train d’atterrissage et les essais de fatigue de l’avion sont en cours.
Le client OCCAR a récemment annoncé que les sept nations de lancement s’étaient entendues sur un moratoire de trois mois jusqu’à fin juin 2009. Cela offre à tous les partenaires du programme la possibilité de se mettre d’accord sur la manière d’examiner un certain nombre de questions encore en suspens. En outre, ce moratoire donne la marge nécessaire pour réorganiser et modifier le contrat selon des conditions acceptables pour toutes les parties. Pendant cette période, EADS continuera à travailler avec ses fournisseurs et partenaires pour arrêter un calendrier fiable, avec notamment une date de premier vol.
Par ailleurs, ce moratoire ouvre le processus de négociations durant lequel différents scénarios seront envisagés. EADS entend réduire toute perte potentielle supplémentaire, mais toutes les conséquences financières des retards accusés à ce jour par le programme ne seront connues qu’une fois ces négociations finalisées. Toute estimation dans l’intervalle est imprécise ou incomplète.
D’un point de vue comptable, des effets négatifs substantiels sur le compte de résultat pourraient encore devoir être comptabilisés dans le futur si les coûts deviennent évaluables ou que des évènements déclencheurs entraînent un retour à la méthode comptable d’estimation à terminaison. Les bénéfices potentiels des discussions en cours avec les clients pourraient atténuer ces effets, mais ne seraient pris en compte qu’après l’ accord de l’OCCAR et des nations de lancement du programme.
En raison du niveau d’incertitudes qui demeure élevé pour ce programme, EADS a conservé la méthode comptable de début de contrat**. Chez Airbus, l’impact sur l’EBIT* de - 120 millions d’euros au premier trimestre ne reflète pas une nouvelle estimation complète des coûts à terminaison. Dès qu’EADS disposera d’estimations plus fiables des surcoûts engendrés, le Groupe repassera à la méthode comptable des coûts à terminaison.
Le premier trimestre 2009 confirme les tendances décrites au début de l’année. L’analyse du Groupe se fonde sur son carnet de commandes, bénéficiant toujours d’un niveau de surréservations pour les prochaines années. Toutefois, ce carnet de commandes et ces surréservations sont fragilisés par la détérioration du contexte macroéconomique et des indicateurs de trafic. C’est pourquoi EADS suit de manière continue le marché, ses clients et ses sous-traitants tout en poursuivant la mise à jour régulière de son plan d’activité. Au delà du carnet de commandes commercial, la solidité du carnet de commandes des activités de défense et institutionnelles procure un certain niveau de protection et de stabilité.
EADS prévoit qu’Airbus enregistrera jusqu’à 300 nouvelles commandes brutes en 2009 même si cette prévision sera difficile à réaliser dans l’environnement commercial actuel. Sur la base d’une hypothèse de livraisons stable et d’un taux de change du dollar de 1 € = 1,39 $, le chiffre d’affaires d’EADS devrait globalement être en ligne avec celui de 2008.
Selon ces hypothèses, l’EBIT* avant exceptionnels devrait baisser en 2009, mais rester significativement positif, soutenu par une solide performance opérationnelle. Par rapport à 2008, l’EBIT* souffrira d’une augmentation des dépenses de R&D, d’une détérioration significative des couvertures de change, d’une dégradation des prix, de la hausse des financements clients et des coûts des activités de support, autant d’effets partiellement compensés par les nouvelles économies réalisées dans le cadre de Power8. En ce qui concerne les effets des éléments exceptionnels, la révision des plans industriels pour terminer le programme A400M pourrait générer une charge substantielle au premier semestre 2009, pénalisante pour l’EBIT*. Si EADS devait disposer d’une vision précise de ces coûts au premier semestre, le Groupe reviendrait dès lors à la méthode comptable des coûts à terminaison. Toute conclusion positive éventuelle des négociations entamées avec les clients et fournisseurs du programme devra être justifiée avant d’être prise en compte.
Le flux de trésorerie disponible en 2009 pâtira de la diminution des avances reçues de clients chez Airbus et à l’augmentation des stocks au quatrième trimestre 2009, reflétant la baisse des taux de production des monocouloirs. L’annonce récente d’une baisse des livraisons d’A380 pèsera tout autant sur le flux de trésorerie disponible en raison d’une nouvelle augmentation des stocks, qui sera atténuée par l’optimisation de la production et par la gestion de la chaîne d’approvisionnement. EADS prévoit de soutenir le financement des livraisons de ses clients sur une base discrétionnaire en 2009. La consommation des provisions constituées ces dernières années pèsera également sur le flux de trésorerie. A ce jour, compte tenu du niveau de visibilité actuel, EADS ne prévoit pas de dépenser plus d’environ 1,5 milliard d’euros de flux de trésorerie disponible après financements clients en 2009, hors tout impact négatif éventuel du programme A400M.
Airbus intègre désormais l’ancienne division Avions de Transport Militaire, baptisée Airbus Military, à la suite de la décision de rationaliser la structure du Groupe. Depuis début 2009, les nouvelles sociétés d’aérostructures Aerolia (en France) et Premium AEROTEC (en Allemagne) sont entièrement opérationnelles et consolidées dans les comptes d’Airbus, au même titre qu’EADS EFW (précédemment comptabilisée dans « Autres Activités »).
Le chiffre d’affaires consolidé d’Airbus a baissé, à 5 883 millions d’euros (T1 2008 après ajustement : 7 430 millions d’euros), reflétant la baisse des volumes, avec 116 livraisons d’avions civils contre 123 pour la même période de l’exercice précédent et la non répétition d’un impact saisonnier favorable dont a bénéficié le premier trimestre 2008. Le chiffre d’affaires a, par ailleurs, souffert d’un effet de change négatif, de la détérioration des prix et d’un volume de chiffre d’affaires moins élevé comptabilisé au titre du programme A400M. L’EBIT* d’Airbus de 89 millions d’euros (T1 2008 après ajustement : 635 millions d’euros) a subi l’impact défavorable d’effets de change exceptionnels et une charge comptable liée à l’A400M. Avant prise en compte de ces éléments exceptionnels, l’EBIT* avant exceptionnels s’établit à 0,3 milliard d’euros (T1 2008 après ajustement : 0,6 milliard d’euros). Ce recul s’explique par la dégradation du prix des appareils livrés, une diminution des volumes, un mix produits défavorable et une hausse des coûts des activités de support.
En raison du contexte défavorable lié à la crise économique, Airbus a reçu 22 commandes brutes (8 commandes nettes) au cours des trois premiers mois de 2009 pour des avions commerciaux (T1 2008 : 420 commandes brutes, 395 commandes nettes), dont deux A380 supplémentaires achetés par Korean Air.
Au premier trimestre, Airbus a lancé les travaux de la chaîne d’assemblage final de l’A350 XWB à Toulouse. L’avionneur européen a trouvé un accord avec un groupe de partenaires industriels chinois pour créer une coentreprise pour la production de pièces composites d’avions à Harbin (Chine). Au 31 mars 2009, le carnet de commandes consolidé d’Airbus était évalué à 365,4 milliards d’euros (fin 2008 après ajustement : 357,8 milliards d’euros) - sur la base des prix catalogue -, celui-ci a bénéficié d’un impact favorable du dollar américain. Le carnet de commandes pour les appareils commerciaux s’est établi à 3 607 unités (fin 2008 : 3 715 avions).
Le chiffre d’affaires d’Airbus Military s’est élevé à 456 millions d’euros (T1 2008 : 636 millions d’euros) ; ce chiffre comprend une solide contribution des avions de ravitaillement en vol et une partie recouvrable des coûts liés à l’A400M. Au premier trimestre de 2008, le chiffre d’affaires incluait le franchissement de l’étape « Mise sous tension » (« Power On ») du programme A400M. Conformément au développement du chiffre d’affaires, l’EBIT* s’établit à - 5 millions d’euros (T1 2008 : -1 million d’euros).
Airbus Military a reçu de nouvelles commandes d’appareils moyens et légers de la part du Mexique, de la Colombie et de la Thaïlande. Fin mars 2009, le carnet de commandes d’Airbus Military s’élevait à 22 milliards d’euros (fin 2008 : 22,3 milliards d’euros).
Eurocopter, premier constructeur mondial d’hélicoptères, a augmenté son chiffre d’affaires de 4 %, à 758 millions d’euros (T1 2008 : 732 millions d’euros). Cette performance reflète la livraison de 93 hélicoptères ainsi qu’un renforcement des activités de services. L’EBIT* d’Eurocopter est stable, à 38 millions d’euros (T1 2008 : 37 millions d’euros). Il reflète l’amélioration du mix produits et la contribution des activités de service. Ces effets positifs ont été en partie obérés par la hausse des dépenses de R&D, dont celles engagées pour le nouvel hélicoptère civil moyen EC175.
Conformément à sa stratégie d’expansion mondiale, Eurocopter a acquis 80 % de son partenaire japonais Euroheli. Eurocopter est maintenant le premier constructeur étranger d’hélicoptères au Japon capable d’effectuer des ventes directes et d’offrir des activités d’assistance pour l’ensemble de sa gamme d’hélicoptères civils et militaires. L’ouverture d’un centre de service à Hong Kong souligne l’importance du marché Asie-Pacifique pour Eurocopter et sa volonté de se rapprocher de sa clientèle dans cette région où plus de 1 200 appareils Eurocopter sont actuellement en service.
La tendance affichée par les commandes au premier trimestre 2009 montre un profond ralentissement du marché, en particulier pour les hélicoptères légers. Le nombre d’annulations augmente. Tous les contrats résiliés ont toutefois été réaffectés avec succès. Malgré la faiblesse des nouvelles commandes au cours des trois premiers mois de l’année, le carnet de commandes d’Eurocopter demeure solide. En valeur nette, la Division a vendu 66 hélicoptères, contre 299 l’an dernier. Parmi les nouvelles commandes figurent 22 appareils NH90 destinés à l’armée française et 5 hélicoptères LUH pour l’armée américaine. Le carnet de commandes d’Eurocopter s’est élevé à 14,1 milliards d’euros (fin 2008 : 13,8 milliards d’euros), soit l’équivalent de 1 488 unités.
Astrium a démarré avec succès 2009 enregistrant une hausse de 20% de son chiffre d’affaires, à 904 millions d’euros (T1 2008 : 751 millions d’euros), soutenu par la forte contribution de son activité satellites et la croissance des services. Cette hausse des services ainsi que la rentabilité accrue de ses activités de défense et de transport spatial ont fait progresser l’EBIT*, à 36 millions d’euros (T1 2008 : 33 millions d’euros). Cette progression a néanmoins été en partie affectée par l’impact défavorable de la baisse de la livre sterling face à l’euro dans le cadre du programme Paradigm et par la légère hausse des dépenses de R&D.
Astrium s’est vu octroyer un contrat par Arianespace portant sur 35 lanceurs Ariane 5 supplémentaires. Cette commande souligne l’engagement d’Arianespace et du secteur spatial européen en faveur de la disponibilité, de la fiabilité et de la compétitivité à long terme d’Ariane 5. En février 2009, Ariane 5 a fêté son 29e lancement consécutif réussi. Arabsat a sélectionné Astrium pour construire et mettre en orbite deux nouveaux satellites. Ces deux satellites sont fondés sur le modèle Eurostar E3000 équipé de différents types de transpondeurs. Astrium Services et NavCom Technology Inc. ont conclu un partenariat stratégique pour fournir des solutions de positionnement précis dans toute l’Europe. Grâce à cette alliance, Astrium Services deviendra le seul fournisseur européen de solutions de positionnement de NavCom. Fin mars 2009, le carnet de commandes a progressé, pour s’établir à 15,9 milliards d’euros (Fin 2008 : 11,0 milliards d’euros).
Le chiffre d’affaires de la division Défense & Sécurité s’est élevé à 934 millions d’euros, contre 990 millions d’euros au premier trimestre 2008. Après prise en compte de la séparation des activités d’aérostructures du site d’Augsbourg, le chiffre d’affaires a été globalement stable. La croissance du chiffre d’affaires d’Eurofighter et celle résultant de la consolidation des résultats de PlantCML ont été neutralisées par une baisse des exportations des activités missiles, qui avait été particulièrement soutenues au premier trimestre 2008. L’EBIT* a reculé à 21 millions d’euros (T1 2008 : 33 millions d’euros) en raison de la stabilité du chiffre d’affaires et la moindre contribution de l’activité missiles.
La Division a remporté une commande pour la modernisation des systèmes militaires français d’identification. L’OTAN a attribué à la Division un contrat pour son nouveau système de communication et d’information (DCIS). Des clients du Brésil, de Bulgarie, de Chine et d’Afrique du Sud ont commandé l’expansion ou le déploiement de réseaux de communication numériques. Les essais d’armement de l’Eurofighter ont été menés avec succès en Espagne, ce qui a conduit à une amélioration des capacités opérationnelles de l’appareil. Le succès de la Division sur le marché des technologies de radar a été confirmé par la livraison de technologies sophistiquées destinées au programme transatlantique MEADS (Medium Extended Air Defense System) ainsi qu’à des solutions de sécurité du trafic aérien aux Philippines, en Allemagne et en Bulgarie. Dans le cadre de sa stratégie de mondialisation, la Division a nettement renforcé sa présence au Moyen-Orient, en ouvrant notamment une entité propre dans les Émirats Arabes Unis, en créant une coentreprise basée à Abou Dhabi avec la société C4 Advanced Solutions (C4AS) et en participant à la livraison du radar COBRA (Counter Battery Radar) aux forces armées des Émirats Arabes Unis. Récemment, la Division s’est rapprochée de la société indienne Larsen & Toubro (L&T) afin de promouvoir ses capacités dans les domaines de l’électronique de défense en Inde. Le carnet de commandes de la Division s’est élevé à 16,0 milliards d’euros (fin 2008 : 17,0 milliards d’euros).
En 2009, la composition des Autres Activités est différente de celle de 2008. En effet, comme EADS ne détient plus qu’une participation minoritaire dans DAHER Socata, cette entité est consolidée selon la méthode de mise en équivalence dans les comptes d’EADS. De même, à partir de 2009, la société EADS EFW est consolidée dans les comptes d’Airbus. Par conséquent, les Autres Activités se composent à présent des entités suivantes : ATR, EADS Sogerma et EADS North America.
Le chiffre d’affaires des Autres Activités a diminué pour s’établir à 214 millions d’euros (T1 2008 : 257 millions d’euros), essentiellement en raison des changements de périmètre de consolidation. Cette diminution a été en partie compensée par la montée en cadence du programme Light Utility Helicopter (LUH) chez EADS North America. L’EBIT* des Autres Activités est à l’équilibre (9 millions d’euros au T1 2008), pénalisé par l’impact défavorable du dollar américain chez ATR et par un investissement dans des systèmes d’essais et de services aux États-Unis. Au premier trimestre, EADS Sogerma a reçu une commande d’Etihad Airways. ATR a gagné plusieurs nouveaux contrats de support. Au 31 mars 2009, le carnet de commandes des Autres Activités s’élevait à 2,3 milliards d’euros (fin 2008 après ajustement : 3,2 milliards d’euros). Ce repli significatif s’explique par le changement de méthode de consolidation de DAHER Socata.
*
EADS utilise l’EBIT avant amortissement des écarts d’acquisition et éléments exceptionnels comme indicateur-clé de ses performances économiques. L’expression « éléments exceptionnels » se réfère aux éléments, tels que les dotations aux amortissements des ajustements à la juste valeur se rapportant à la fusion EADS, à la création de la société Airbus intégrée et à la création de MBDA, ainsi que les dépréciations constatées en résultat sur les écarts d’acquisition générés à l’occasion de ces transactions.
**
Comme l’issue de la réalisation du contrat A400M ne peut pas être évaluée de façon fiable, EADS ne peut pas actuellement se conformer à toutes les exigences pour comptabiliser le contrat en fonction de la méthode comptable d’estimation à terminaison. En conséquence, et en application de la norme comptable IAS 11 (contrats à long terme), EADS a suspendu l’application de la méthode comptable d’estimation à terminaison (comptabilisation selon points d’avancement) et a donc reconnu les coûts du contrat enregistrés à ce jour, comme une charge directe dans le compte de résultats ainsi que les revenus correspondants, pour autant que l’on pense recouvrer les coûts du contrat dépensés selon la méthode comptable « de début de contrat ». La provision pour pertes à terminaison a été ensuite réévaluée pour couvrir uniquement les pertes additionnelles du contrat qu’EADS est en mesure d’estimer actuellement de manière fiable.
EADS est un leader mondial de l’aéronautique, de l’espace, de la défense et des services associés. En 2008, EADS a généré un chiffre d’affaires de 43,3 milliards d’euros et employait environ 118 000 personnes. Le Groupe comprend l’avionneur Airbus, leader mondial de la fabrication d’avions commerciaux, Airbus Military regroupant les activités dans les avions ravitailleurs en vol, les avions de transport et les avions de mission, Eurocopter, premier constructeur d’hélicoptères au monde, et le leader européen des programmes spatiaux d’Ariane à Galileo, EADS Astrium. La division Défense & Sécurité du Groupe fournit des solutions complètes de systèmes et fait d’EADS le principal partenaire du consortium Eurofighter et l’une des parties prenantes de MBDA, qui fournit des systèmes de missiles.
EADS Corporate Communications:
| Alexander Reinhardt |
Tel.: +33 1 42 24 2757 |
|
Tel.: +49 89 607 34066 |
| Edmund Reitter |
Tel.: +49 89 607 34510 |
| Markus Wölfle |
Tel.: +49 89 607 34287 |
| José María Palomino |
Tel.: +34 91 585 77 89 |
(montants en euros)
| Groupe EADS | T1 2009 | T1 2008 | Variation |
|
Chiffre d’affaires, en millions Dont activités de défense, en millions |
8 467 1 968 |
9 853 2 029 |
-14% -3% |
| EBITDA (1), ), en millions | 585 | 1 178 |
-50% |
| EBIT (2) , en millions | 232 | 769 |
-70% |
| Frais de recherche et développement, en millions | 562 | 534 |
+5% |
| Résultat net (3) , en millions | 170 | 285 |
-40% |
| Bénéfice par action (BPA) (3) | 0,21 |
0,35 | - 0,14 € |
| Flux de trésorerie disponible (4) , en millions | -585 | 1 079 |
– |
| Flux de trésorerie disponible avant financements clients (4) , en millions | -600 | 1 022 |
– |
| Prises de commandes (5) , en millions | 9 328 |
39 270 |
-76% |
| Groupe EADS | 31 mars 2009 | 31 décembre 2008 | Variation |
|
Carnet de commandes (5) , en millions Dont activités de défense, en millions |
412 629 54 945 |
400 248 54 884 |
+3% +0% |
| Position de trésorerie nette, en millions | 8 745 |
9 193 | -5% |
| Effectif | 117 198 |
118 349 | -1% |
| par Division | Chiffre d’affaires | EBIT (2) | ||||
| (Montants en millions d’euros) | T1 2009 | T1 2008 | Variation | T1 2009 | T1 2008 | Variation |
|
Airbus segment (6) dont Airbus Military |
5 883 456 |
7 430 636 |
-21% -28% |
89 -5 |
635 -1 |
-86% – |
| Eurocopter | 758 | 732 |
+4% |
38 | 37 |
+3% |
|
Astrium | 904 |
751 | +20% |
36 |
33 | +9% |
| Défense & Sécurité | 934 | 990 (8) | -6% |
21 | 33 |
-36% |
| Siège social/ Consolidation | -226 |
-307 |
– | 48 | 22 |
– |
|
Autres Activités (7) | 214 | 257 |
-17% |
0 | 9 |
-100% |
|
Total | 8 467 |
9 853 |
-14% |
232 | 769 |
-70% |
| par Division | Prises de commandes(5) | Carnet de commandes (5) | ||||
| (Montants en millions d’euros) | T1 2009 | T1 2008 | Variation | 31 mars 2009 |
31 déc. 2008 | Variation |
|
Airbus segment (6) dont Airbus Military |
1 792 164 |
35 286 3836 |
-95% -96% |
365 412 21 999 |
357 824 22 269 |
+2% -1% |
|
Eurocopter | 1 016 |
1 738 | -42% | 14 082 |
13 824 | +2% |
|
Astrium | 5 641 | 874 |
+545% | 15 877 |
11 035 | +44% |
| Défense & Sécurité | 918 |
1 313 | -30% | 15 954 |
17 032 | -6% |
| Siège social/ Consolidation | -173 |
-261 |
– | -1 002 |
-2 636 |
– |
|
Autres Activités (7) | 134 | 320 |
-58% | 2 306 |
3 169 | -27% |
|
Total | 9 328 |
39 270 |
-76% | 412 629 |
400 248 | +3% |
Notes de bas de page relatives
Mentions de préservation :
Certaines des déclarations contenues dans le présent communiqué de presse ne correspondent pas à des faits, mais à des prévisions ou à des estimations fondées sur l’opinion des dirigeants. Ces déclarations prévisionnelles reflètent les points de vue et les hypothèses d’EADS à la date de ce document. Ces points de vue et ces hypothèses sont sujets à des risques et incertitudes, connus ou inconnus.
Dans le cadre du présent communiqué, les termes « anticiper », « estimer », « prévoir », « pouvoir », « projeter » et autres expressions similaires ne sont employés que pour formuler des prévisions.
Ces informations prévisionnelles reposent sur un certain nombre d’hypothèses, concernant notamment, à titre non limitatif : la demande de produits et services d’EADS, la taille des marchés actuels et futurs desdits produits et services, les performances internes, le financement clients, les performances des clients, fournisseurs et sous-traitants, les négociations de contrats ou le succès de certaines campagnes de vente en cours.
Les résultats et tendances effectifs futurs sont susceptibles de varier de manière significative par rapport à ces prévisions, en fonction de nombreux facteurs y compris, à titre non limitatif, les facteurs suivants : conditions macroéconomiques, conditions de travail et ce notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Asie ; risques juridiques, financiers et gouvernementaux inhérents aux transactions internationales ; caractère cyclique de certaines activités d’EADS ; volatilité du marché de certains produits et services ; risques liés aux performances des produits ; conflits du travail ; facteurs susceptibles de conduire à des perturbations importantes et durables dans le secteur du transport aérien mondial ; résultats des processus politiques et juridiques engagés, et notamment des incertitudes entourant le financement de certains programmes par les Etats ; consolidation industrielle des concurrents dans le secteur aérospatial ; coût de développement et succès commercial des nouveaux produits ; fluctuation des taux de change et des taux d’intérêt ; fluctuations entre l’euro et le dollar américain et d’autres devises ; litiges en justice et autres risques et incertitudes économiques, politiques et technologiques. Le « Document d’enregistrement » de la Société daté du 22 avril 2009 contient des informations complémentaires relatives à ces différents facteurs.