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Galileo, le système européen de navigation par satellite

Le Bourget, le 13 juin 2005

Une détermination précise de la position, à tout moment et en tout lieu, une navigation fiable et sécurisée, une programmation efficace des itinéraires : dans quelques années tout ceci sera possible grâce à Galileo. Ce nouveau système européen de navigation par satellite devrait être opérationnel à la fin de la décennie. Contrairement au système GPS américain actuellement en fonctionnement, Galileo sera un système civil établi selon les exigences des utilisateurs civils . Galileo ouvrira la voie à de nouvelles applications ainsi qu’à de nouveaux marchés de navigation satellitaire. Le marché potentiel du système Galileo sera davantage étendu lorsqu’il sera combiné avec les services de navigation, de télécommunications mobiles et d’information. Avec ses filiales EADS Astrium et EADS SPACE Services, EADS SPACE est un partenaire clé du projet européen de navigation par satellite.

30 satellites pour une localisation universelle

La constellation Galileo comportera 30 satellites en orbite autour de la Terre à une altitude de 23 222 km. Les utilisateurs détermineront leur position dans le monde par la mesure des distances entre au moins quatre satellites de navigation. Ces distances seront mesurées au moyen d’un signal indicateur de temps extrêmement précis. Les satellites transmettront ces signaux temporels et le récepteur mesurera le temps écoulé depuis la réception. La surveillance et le contrôle des satellites auront lieu dans un ou deux centres de contrôle européens. Un réseau mondial de stations au sol sera établi pour le transfert des données en partance et en provenance des satellites. Des stations de capteurs situées dans le monde entier surveilleront et corrigeront de façon continue la qualité du signal . Un signal de correction sera ensuite transmis aux satellites via des « liaisons montantes ».

En mai 2003, les gouvernements des Etats Membres européens participants ont donné leur accord pour entreprendre le développement et la validation des quatre premiers satellites du système Galileo. Un contrat préliminaire pour la phase de validation en orbite a été conclu avec le consortium européen, Galileo Industries, en décembre 2004. La phase de validation en orbite, financée conjointement par l’Union Européenne et l’ESA, comprend le développement, la fabrication et le lancement de ces quatre modèles de vol ainsi que l’établissement des segments sol essentiels.

EADS Astrium : le moteur de Galileo Industries

Galileo est né d’une initiative commune de l’Union Européenne (UE) et de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). La phase initiale, financée conjointement par la Commission Européenne et l’ESA, concerne la validation en orbite du système, qui nécessite dans un premier temps de lancer en orbite quatre satellites Galileo.

Galileo Industries est un GIE établi spécifiquement par l’industrie spatiale européenne pour relever le défi Galileo. EADS Astrium en est l’actionnaire principal, avec 38 % des parts. Les autres actionnaires de Galileo Industries sont Alenia Spazio (Italie, 19%), Alcatel Space (France, 19 %), Galileo Sistemas y Servicios (12 %) et Thales (France, 12 %). Le siège du consortium se trouve à Munich.

Etant le principal actionnaire de Galileo Industries, EADS Astrium joue un rôle majeur dans le développement du système de navigation par satellite :

  • EADS Astrium Allemagne (Munich) joue un rôle de premier plan dans la conception et le développement des satellites. De plus, EADS Astrium Allemagne fabrique des composants et joue un rôle majeur dans l’ensemble de l’ingénierie système et dans des parties de segment sol associés.
  • EADS Astrium UK (Portsmouth) est responsable de la technologie de navigation, de la charge utile, du segment de contrôle sol de surveillance et du contrôle des satellites.
  • EADS Astrium France (Toulouse) participe au maintien de l’intégrité du signal, principalement en ce qui concerne la gestion et la propagation des données.
  • EADS Astrium Espagne (Madrid) participe également au Programme Galileo, avec la responsabilité de fournir l’antenne de navigation en bande-L des satellites, ainsi que d’autres équipements.

En tant que sous-traitant de Galileo Industries, EADS Astrium est actuellement responsable du développement et de la construction de la seconde version du satellite de démonstration du système Galileo (GSTB V2), qui effectuera les vérifications des technologies utilisées sur les satellites de navigation opérationnels. Le GSTB V2 est également nécessaire pour garantir les fréquences radio. Le satellite devrait être mis en orbite par un lanceur Soyouz depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan à la fin de l’année 2005.

EADS SPACE Services : un partenaire majeur du Consortium iNavSat

Après l’achèvement de la phase de validation en orbite, l’approvisionnement de l’infrastructure sera financé par une société de concession de Galileo sur la base d’un partenariat public-privé (PPP). Galileo est le premier programme d’infrastructures européen de dimension mondiale et le premier projet de technologie spatiale pour lequel la Commission européenne et l'Agence Spatiale européenne ont décidé d'adopter l'approche innovatrice de partenariat public-privé. Le concessionnaire rassemblera des investisseurs publics et privés du secteur financier et des télécommunications, ainsi que d'autres parties intéressées pour approvisionner, déployer, gérer et entretenir le système, satisfaire la demande des utilisateurs pour des services de haute intégrité à valeur ajoutée.

EADS SPACE Services aspire à jouer un rôle clef dans l’approvisionnement des services et des applications de Galileo. En partenariat avec Inmarsat et Thales, EADS SPACE Services a formé le consortium iNavSat. Ce consortium est en lice pour être la Société d’exploitation de Galileo, entité qui déploiera et mettra en œuvre la constellation durant une période de 20 ans. Ce « concessionnaire » sera nommé par le Galileo Joint Undertaking (GJU) à l’été 2005.

L'offre d'iNavSat est basée sur une analyse complète des demandes du marché et des utilisateurs. L'intérêt de l’offre d’iNavSat provient de l'expertise des membres du consortium. Chacun des principaux membres d‘iNavSat est leader son domaine d’activité : l’automobile, les télécommunications, l’informatique, les applications relatives à la sauvegarde de la vie humaine. Huit principales banques européennes, dont certaines désirant contribuer à l’investissement iNavSat, ont approuvé la proposition financière du consortium. L'offre d'iNavSat réduit au minimum la contribution du secteur public au cours de la période de concession.

Des services destinés à une gamme étendue d’applications privées et commerciales

Galileo offrira quatre services différents :

  • Le service ouvert (ou OS pour Open Service) est destiné aux applications de masse telles que les systèmes de navigation dans les véhicules de particuliers. Toute personne équipée d’un terminal adéquat sera en mesure de recevoir les signaux gratuits du service ouvert. Les signaux ouverts de Galileo et du GPS complèteront le système mondial de navigation par satellite (GNSS). Les futurs terminaux seront capables de traiter les signaux des deux systèmes satellitaires, permettant ainsi une localisation bien plus précise, même dans des conditions difficiles. Cette interopérabilité faisait l’objet d’un accord signé entre l’Union Européenne et les Etats-Unis au printemps 2004.
  • Le service de sûreté de la vie (ou SoL pour Safety Of Life service) sera principalement utilisé par toutes les applications ou des vies humaines risquent d'être en danger, comme par exemple le contrôle du trafic aérien ou ferroviaire. Seuls des terminaux spéciaux et certifiés seront capables de bénéficier du service breveté de sûreté de la vie. L’opérateur de Galileo garantira une disponibilité continue ainsi qu’une grande précision du signal.
  • Le service commercial (ou CS pour Commercial Service) est destiné aux utilisateurs nécessitant un plus haut degré de précision que celui fourni par le service ouvert. Une détermination de la position extrêmement précise sera possible grâce à deux signaux de correction cryptés supplémentaires fournis par abonnement.
  • Le service public réglementé (ou PRS pour Public Regulated Service) pour les applications destinées aux administrations délivrera un signal extrêmement résistant et imperméable aux interférences.

En plus de ces quatre services , Galileo offrira également un service de recherche et secours (ou SAR pour Search And Rescue service), qui relèvera et retransmettra les signaux des utilisateurs en détresse.

Galileo, une rentabilité économique indéniable

Le coût de la construction de Galileo a été estimé à près de 3,3 milliards d’euros. Le fonctionnement du système coûtera environ 220 millions d’euros par an, y compris le remplacement des satellites. Les bénéfices générés par Galileo devraient être considérables, particulièrement les économies liées au trafic routier, au transport aérien et la navigation. En 2001, près de 15 milliards d’euros ont été investis dans le monde (dont environ un tiers en Europe) pour les services et les produits de navigation par satellite. Selon certaines estimations, le marché devrait croître jusqu’à 140 milliards d’euros en 2015. Galileo devrait également avoir un impact positif sur le marché du travail.

Les services de navigation par satellite de positionnement dans l’espace et dans le temps sont un élément vital dans de nombreux secteurs. La gestion et le contrôle de tous les moyens de transports, des réseaux de communication et de bien d’autres utilités devraient bénéficier du système de navigation par satellite.

  • La navigation personnelle. Galileo permettra de nombreux nouveaux services de localisation par intégration de cette capacité dans des terminaux tels que les téléphones portables. Les utilisateurs ne recevront pas seulement les détails de leur localisation mais pourront également recevoir des informations à la demande sur des restaurants, des hôtels ou des stations essences à proximité. Cette technologie offrira d’autre part des services d’urgence (service de recherche et de secours) permettant de localiser les utilisateurs ne pouvant pas donner leur position précise.
  • Le transport et la logistique. Galileo a été conçu pour satisfaire la demande dans tous types de domaines relatifs au transport : aérien, routier, maritime et ferroviaire. Ses applications incluent la programmation des itinéraires, la gestion du trafic et des parcs de véhicules, la navigation embarquée, l’assistance à la conduite, le système d’avertissement de collision et d’encombrement, ainsi que la gestion des situations d’urgence dans les airs, sur terre ou en mer. Ainsi, Galileo apportera plus d’efficacité et de sécurité et contribuera directement à la réduction de l’encombrement du trafic et du temps de trajet.
  • La finance, les activités bancaires et l’assurance. Le système de chronométrage mondial Galileo fondé sur des horloges atomiques facilitera l’interconnexion et la synchronisation des réseaux de télécommunications, de la fourniture en électricité et des systèmes bancaires. L’information combinée de la localisation et du chronométrage permettra également de rendre plus sécurisés le chiffrement des données et les signatures électroniques pour le e-commerce. Les assurances utiliseront cette technologie pour retrouver et suivre les biens de grande valeur.
  • L’agriculture et la pêche. En plus de la navigation et de la localisation des navires, Galileo peut permettre de localiser et de surveiller les ressources piscicoles et permettre aux autorités de confirmer que les navires évoluent dans la zone qui leur est assignée. Galileo peut également contribuer à la surveillance de la production des cultures et de l’agriculture de précision, permettant une gestion des ressources effectives ainsi qu’une assistance dans la sauvegarde de l’environnement agricole.
  • La sécurité et la protection publique. Différentes applications sont actuellement mises en œuvre pour lutter contre le vol de véhicules, pour surveiller les délinquants sous caution et pour patrouiller les frontières maritimes contre le trafic illégal. La navigation par satellite peut également contribuer à retrouver les chargements nominatifs et les biens dangereux à leur destination. Les applications de suivi et de repérage amélioreront l’efficacité des ressources pour les opérations de sécurité à grande échelle nécessaires pour assurer la sécurité publique lors d’événements tels que les Jeux Olympiques ou les sommets politiques.

EADS ASTRIUM

EADS Astrium est le spécialiste européen des systèmes satellitaires. Ses activités couvrent les systèmes complets de télécommunications civils et militaires, l’observation de la Terre, les programmes de navigation, l’avionique et les équipements. EADS Astrium est une filiale d’EADS SPACE.

EADS SPACE Services

EADS SPACE Services est spécialisée dans la fourniture et le développement de services sécurisés de communications et de navigation par satellite. EADS SPACE Services est une filiale d’EADS SPACE.

EADS SPACE

EADS SPACE filiale d’EADS, spécialisée dans les systèmes spatiaux civils et militaires, a réalisé en 2004 un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros avec 11.000 employés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. La société a trois filiales principales : EADS SPACE Transportation, pour le transport spatial et les vols spatiaux habités, EADS Astrium pour les satellites et les systèmes sol et EADS SPACE Services, pour les services satellitaires.

EADS est un leader mondial de l’aérospatial, de la défense et des services associés.

En 2004, EADS a enregistré un chiffre d’affaires de 31,8 milliards d’euros avec un effectif de plus de 110.000 personnes.

Contacts presse

Rémi ROLANDEADS SPACE (FR)
Tel.: +33 (0) 1 42 24 27 34
Jeremy CLOSEEADS SPACE (UK)
Tel.: +44 (0) 1 438 77 3872
Mathias PIKELJEADS SPACE (GER)
Tel.: +49 (0) 7545 8 91 23
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