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Niveaux supérieurs
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SMOS, à l’écoute de l’eau sur TerreLe Bourget, le 13 juin 2005 Le satellite SMOS (Soil Moisture & Ocean Salinity), qui fait partie des missions d’opportunité « Earth Explorer » du programme « Planète vivante » de l’Agence spatiale européenne (ESA), est devenu réalité. Au mois d’avril, EADS Astrium Espagne, qui assure la maîtrise d’œuvre de la charge utile du satellite, a livré le premier modèle structural à l’ESA. La campagne d’essai a déjà débuté à l’ESTEC pour qualifier ses performances et donne jusqu’ici entière satisfaction. La problématique du cycle de l’eau.
Océanographes, géologues et biologistes sont impatients d’obtenir une carte spatiale de l’humidité des surfaces continentales et de la salinité de la couche superficielle des océans pour améliorer les prévisions climatiques, mieux appréhender les relations entre le cycle hydrologique et la météorologie, et renseigner davantage le phénomène de changement climatique. Comment mesurer l’humidité et la salinité depuis l’espace
Toute matière émet de l’énergie sous forme de rayonnement électromagnétique. Le volume d’énergie rayonné dépend des propriétés électriques de la matière. L’humidité et la salinité atténuent l’émissivité de l’eau du sol et de la mer. SMOS mesurera le rayonnement émis depuis la surface terrestre en bande L (1,4 GHz). Généralement, les observations de la Terre en bande L ont été réalisées en utilisant de grandes antennes rotatives pour obtenir la couverture et la résolution spatiale adéquates. Il en résultait un satellite extrêmement lourd et onéreux. Pour sa part, SMOS utilisera un radiomètre interférométrique à ouverture dynamique pour mesurer le rayonnement à partir d’un petit nombre de récepteurs. La corrélation des signaux de chaque récepteur produira une image de 50x50 km sous différents angles d’incidence. Cette technique revient un peu à prendre des clichés de la même scène de plusieurs endroits différents. Le concept de l’instrumentMIRAS comporte trois bras disposés en Y et une structure centrale de soutien (« hub » central). Chaque bras se compose de trois segments reliés par des charnières. Les bras sont repliés sur les flancs du hub central pendant le lancement. Un mécanisme, composé d’un moteur à ressorts, d’un régulateur de vitesse et d’un ensemble de courroies et de poulies qui transmettent le couple moteur à tous les segments du bras, assure la simultanéité de leur déploiement sans perturbation sur le satellite. Les analyses réalisées ont démontré que cette configuration de répartition des antennes le long des bras optimise la résolution spatiale et la sensibilité des instruments. Une fois ses bras déployés, l’instrument présente une envergure de 8 m. Il est doté d’un total de 69 [B1] antennes élémentaires LICEF (LIght Cost Effective Front-end) réparties le long des trois bras et du hub central. Chaque LICEF abrite un récepteur en bande L. Le signal numérique produit par chaque LICEF est ensuite transmis par fibre optique au DICOS (DIgital COrrelator), qui effectue une intercorrélation interférométrique des combinaisons possibles ou des paires de récepteurs pour former une antenne à synthèse d’ouverture. La mission
La mission SMOS comprend un satellite d’une masse totale de 350 kg évoluant en orbite basse héliosynchrone, à 763 km d’altitude et incliné à 98,4°, à raison d’une répétitivité de trois jours. Il mesurera passivement le bruit électromagnétique généré par la Terre, avec une sensibilité radiométrique de 5 K. La mission s’appuie également sur un segment sol qui assure le contrôle et le traitement des données. Le lancement du satellite à bord d’une fusée Rockot est prévu pour mars 2007. EADS SPACE et les missions d’exploration de la Terre
EADS SPACE participe activement à d’autres programmes de satellites actuellement menés dans le cadre des missions d’exploration de la Terre (« Earth Explorer Missions ») de l’ESA. Par exemple, EADS Astrium UK assure la maîtrise d’œuvre de la mission de mesure des vents ADM-Aeolus, tandis qu’Astrium France développe le lidar Aladin. Outre la conduite du satellite climatologique Cryosat, le site d’EADS Astrium à Friedrichshafen, en Allemagne, est responsable de la plate-forme et de l’intégration du satellite GOCE, le « surfeur » du champ gravitationnel de la Terre. Enfin, Astrium Espagne développe et fabrique l’instrument Miras de la mission SMOS destinée à mesurer l'humidité des terres émergées et la salinité des océans. Contacts presse
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