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Niveaux supérieurs
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Dornier Do 335Ce chasseur à moteur à piston a été sans aucun doute le plus performant des constructeurs allemands. Il marque à la fois l’apogée et également la fin de l’ère de construction d’avions militaires. Cet appareil ingénieux ne résulte pas selon le dire d’une initiative de Claude Dornier. En effet, un de ses fils Peter Dornier avait l’idée de construire un avion bimoteur avec une hélice tractrice à l’avant et une hélice à propulsion à l’arrière, le cockpit étant agencé entre les deux moteurs. On obtint ainsi un appareil bimoteur performant affichant la traînée aérodynamique d’un avion monomoteur. En 1937, dans le cadre du projet P.59, le constructeur établissait les plans d’un chasseur modulaire bimoteur et faisait enregistrer le brevet d’invention. Trois ans plus tard, l’idée du moteur propulsif sera également testée en vol sur le prototype Göppingen Gö 9. Mais ce n’est qu’en 1942 dans le cadre d’un appel d’offre portant sur un chasseur bombardier qu’il a pu attirer l’intérêt des services officiels sur la nouvelle configuration. On s’était fixé comme but de surpasser la vitesse de vol de 750 km/h avec le P.231, un monoplace à voilure basse avec un empennage cruciforme, deux moteurs montés en tandem à l'avant et à l'arrière et un train tricycle. Bien que le P.231 gagna la compétition des bombardiers à grande vitesse, la réalisation de ce type d’appareil ne figurait pas sur la liste des priorités.
Ce n’est qu’à la fin de l’année 1942, qu‘on débuta avec la conversion du P.231 en chasseur. En effet, le commandement de l’armée de l’air exigeait dans l'immédiat un chasseur ultrapide à moteur à piston en tant que solution intérimaire avant l’introduction de moteurs à réaction fiables. En janvier 1943, la construction de deux prototypes fut autorisée. Une des spécificités technologiques était l’intégration d’un siège éjectable à air comprimé. Enfin, l'empennage vertical et l’hélice arrière pouvaient être largués avec des boulons explosifs en cas d'éjection du pilote. Pour la motorisation, on avait prévu deux moteurs Daimler Benz DB 603 E et en alternative des DB 603 A ou Jumo 213. La cellule dotée d'une soute à bombes était capable d’emporter un armement lourd.
En fonction des exigences et priorités changeantes, les ingénieurs avaient finalement élaboré 23 différentes versions de l’appareil pour répondre à la multitude des missions spécifiées. Une raison supplémentaire à l’origine de la production en série différée. Il s’agissait d‘avions de reconnaissance monoplaces, des variantes de chasse à haute altitude, de chasseurs bombardiers et des avions classés dans la catégorie destructeurs « Zerstörer », à savoir les versions A-2 à A-5 et A-7 à A-9 ainsi que B-0 à B-4. Par ailleurs il existait des versions de chasse de nuit biplaces et des avions école comme les versions A-6, A-10 à A-13, B-5 à B-8 et B-12. De nombreux projets étaient en lice comme une variante à réacteur et à fuselage jumelé (Do 635) destinés à servir comme avions de reconnaissance stratégiques à longue distance et prévus d’être réalisés dans le cadre d’une coopération avec les constructeurs Junkers et Heinkel. Caractéristiques techniques:
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