Bréguet 1 'Gyroplane'Peu de temps après les vols couronnés de succès des frères Wright à Kitty Hawk en décembre 1903, les pionniers de l'aviation essayèrent de résoudre le deuxième grand problème de l'aviation : décoller à la verticale à bord d'un aérodyne à moteur sans l'aide d'un ballon gonflé à air chaud. Au 19ème siècle, toutes les tentatives échouèrent encore devant l'obstacle de ne disposer de moteurs suffisamment puissants. Ce fut uniquement après que l'industrie aéronautique developpa des moteurs Otto non seulement d'une puissance suffisante, mais avant tout légers et que les premiers essais sérieux eurent lieu avec la mise en œuvre d'hélices.. Ce furent les frères Louis et Jacques Bréguet, qui entrèrent comme pionniers dans l'histoire de l'aviation avec une machine de leur construction : le Bréguet 1 "Gyroplane n° 1" fut le premier aérodyne à hélice motorisé capable de décoller du sol par sa seule force motrice avec son équipage. C'est le 24 août 1907 qu'eut lieu le décollage du "Gyroplane n° 1". Le professeur Charles Richet prit part à son développement. Le pilote de test, Volumard, pesa 68 kilogrammes pour un poids total au décollage de l'aérodyne de 578 kg. Le "Gyroplane" réussit tout de même à décoller de quelques 60 centimètres au-dessus du sol, son "vol" fut cependant si instable que quatre hommes furent nécessaires pour le tenir. Néanmoins, l'académie française des sciences accepta de valoriser cet essai comme le premier décollage motorisé à la verticale d'un homme.. Le "Gyroplane N° 1" était équipé d'un moteur Antoinette de 45 CV, entraînant quatre rotors montés par paires, entraînés en alternance. Chaque rotor était constitué de quatre ailes bi-planes. Le pilote fut placé au milieu de cette construction, en-dessous du moteur. Le "Gyroplane n° 1" avait un diamètre de huit mètres. Un an plus tard déjà suivit le "Gyroplane n°2" équipé d'un moteur Renault, plus puissant, qui atteignit 55 CV. Malheureusement l'aérodyne fut détruit lors d'un atterrissage un peu brusque. Les frères Bréguet entreprirent de le réparer, mais malheureusement en vain, puisque la suite de leurs essais ne déboucha sur aucun résultat significatif. |
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